Là, sulla collina, la cità di Portivechju, il Nobile, incù li monti par curona e lu mare spechju...
(Là sur la colline, la cité de Porto-Vecchio, la Noble, les montagnes pour couronne et la mer pour miroir... )

{…} Nous voudrions attirer l'attention du voyageur sur notre pays, l'intéresser à nous, et lui montrer que nous nous intéressons à lui, non pas seulement comme un commerçant s'intéresse au client que le hasard lui amène, mais comme un ami s'intéresse à l'hôte que Dieu et la publicité lui envoient.

Et il nous plaira assez de prouver à ces visiteurs, qu'ils nous viennent de France continentale ou d'ailleurs, que nous avons une histoire, une âme, une culture et une morale et que sous la splendeur de notre ciel, dans le chaos sauvage de nos montagnes, parmi les défilés abrupts ou sur les pics escarpés, vit une race intelligente, énergique et rude, une race dont le passé est légendaire par sa gloire et par sa misère, et qui a étonné le monde.

Tout homme curieux de l'humanité et qui ne se contente point de la parcourir avec un guide et un kodak, ne peut que nous aimer davantage en nous connaissant mieux. {…}

- François Pietri -
Directeur & Éditorialiste de "La Corse Touristique", de décembre 1924 à octobre 1934


Vous n'oublierez jamais le parfum si particulier de l'île qui frappe tous les voyageurs. Ainsi, au petit matin, lorsqu'on approche des côtes de la Corse, la brise descendue des montagnes...

<< {…} vous apporte, avec des senteurs d'humus et de terres prochaines, les parfums aromatiques de toutes les fleurs du maquis... Au dire des navigateurs, nulle part ailleurs on ne ressent la même impression, avec autant d'intensité qu'au large des côtes de la Corse. >>

- Henry Aurenche -

 Palombaggia, la Cala di Folaca

La mer était calme, le soleil, donnant dessus, éclairait son azur qui paraissait plus limpide encore; ses rayons faisaient tout autour des rochers à fleur comme des couronnes de diamant qui les auraient entourés; elles brillaient plus vives et plus scintillantes que les étoiles.

La mer a un parfum plus suave que les roses, nous la humions avec délices; nous aspirions en nous le soleil, la brise marine, la vue de l'horizon, l'odeur des myrtes, car il est des jours heureux où l'âme aussi est ouverte au soleil comme la campagne et, comme elle, embaume de fleurs cachées que la suprême beauté y fait éclore.

- Gustave Flaubert -