Henry Aurenche
Le parfum si particulier de l'île qui frappe tous les voyageurs, Henry Aurenche l'attribue au maquis.
Ainsi, au petit matin, lorsqu'on approche des côtes de la Corse, la brise descendue des montagnes...

<< {…} vous apporte, avec des senteurs d'humus et de terres prochaines, les parfums aromatiques de toutes les fleurs du maquis... Au dire des navigateurs, nulle part ailleurs on ne ressent la même impression, avec autant d'intensité qu'au large des côtes de la Corse. Cela doit tenir d'abord à la configuration du sol tourmenté, de ses falaises qui viennent à choir à pic dans la mer, des grands sommets voisins détachés de la chaîne centrale, le tout découpé par des vallées profondes et encaissées formant comme autant de manches à air gigantesques qui déversent sur la plaine azurée les senteurs fraîches de la montagne portées par la brise du matin. >>


Henry Aurenche - Sur les chemins de la Corse,1926