Porto-Vecchio

Son Histoire


L'HISTOIRE ANCIENNE

 
L'homme y est présent depuis environ 50 000 ans.
 
Au 4ème millénaire avant notre ère, il s'y fortifie.
 
Au 2ème millénaire, il y dresse des statues-menhirs.
 
Dès le XIIéme siècle avant J.C, les Corses commercent avec les Grecs de Mycènes.
 
Plus de 4 siècles avant J.C, Porto-Vecchio, dénommée "PORTUS SYRACUSANUS" a connu un établissement syracusien au cours de la colonisation héllénique en Méditerranée occidentale.
 Dès l'an 200 avant notre ère, Rome exige des terres à blé aux dépens de la forêt primitive de chênes.
 
Au 3ème siècle avant notre ère, Carthage occupe la Corse.
 
Dès le 4ème siècle de notre ère, l'Eglise a un sanctuaire à Santa Giulia, actuellement dans le village de Précojo
 
XVe - XVIe SIECLES
 
En 1540, une commission comprenant des membres de la Compagnie Saint Georges de Gênes choisit ces "terres vides de tout habitat" et décide d'y élever une ville forteresse afin de préserver la sécurité des colons, ceux-ci étant menacés par des incursions barbaresques et notamment celles du pirate turc "Dragût" qui avait aménagé l'un de ses repères sur l'îlot du Ziglione (Ziddonu). L'insécurité, le peu de rendement des terres cultivables et la malaria auront raison de la plupart des colons qui abandonneront les lieux.
 
De 1540 à 1589, la ville sera détruite quatre fois (1546, 1564, 1579 et 1589) mais, à chaque fois, Gênes rebâtit la Citadelle sur ses rocs de porphyre.
 
De 1553 à 1559, elle sera occupée par la France et rasée par les troupes de Sampiero en 1564.
 
En 1578, elle prend le nom de Vintimiglia La Nova avec la venue de 900 colons de Vintimiglia. Ils seront décimés par le paludisme.
Porto-Vecchio renaît avec les colons génois. Mais ils sont trop peu nombreux à l'abri de leur citadelle et des tours voisines de San Ciprianu, du Benedettu, de la Chiappa et de la Punta Cerbicale.
 
XVIIe - XVIIIe SIECLES
 
Au XVIIe siècle, Gênes attire, par l'attribution de privilèges, des notables de Quenza qui jusqu'au XVIIe seront les seuls à disposer du droit de résider dans l'enceinte.
 
En 1603, Giovan Giacomo Da Quenza a été le premier corse autorisé à construire une maison à Portivechju. Ces notables installeront leurs bergers avec des journaliers de Scupamena et surtout de Quenza dans les alentours.
 
En 1736, le roi Théodore y fait étape.
 
Le 13 juin 1769, Pascal Paoli embarque avec 300 de ses fidèles sur des navires anglais ancrés dans le golfe.
 
Le 8 mai 1795, le roi George III d'Angleterre, d'Ecosse et de Corse donne l'autorisation à Gio Paolo Rocca Serra d'établir des salines à Portivechju.
 
En 1799, la ville est assiègée à la suite de vols et de meurtres commis sur des passagers débarquant des navires.
 
XIXe - XXe SIECLES
 
En 1848, Portivechju est reliée à Bastia par la route. La commune compte alors 2 000 habitants. Elle vit de l'exploitaation des chênes-lièges, du charbon, du bois et des marais salants. Dans la campagne porto-vecchiaise, les hameaux multiplient leurs maisons de pierres.
Dans la ville, on adosse les maisons à l'enceinte dans laquelle on perce, à grands frais, les fenêtres.
La ville craque dans son corset de muraille. A l'époque, elle n'a toujours qu'une seule entrée, appelée "porte Génoise". Elle en aura deux autres, vers le Sud (Bonifacio) et vers le Nord (Bastia), lorsqu'une rue centrale se constituera.
 
En 1852, Napoléon III enlève à la commune de Quenza son enclave de l'Ospédale (dont le nom pourrait venir de l'église San Lonardo, un "monaco" qui hébergeait au XIIe siècle les voyageurs sur la route de la transhumance).
 
Le 13 juin 1940, la gare et le groupe scolaire de la ville seront bombardés par les avions "Caprone" italiens.
 
A la fin des années 50, le "boom" trouristique, créateur d'emplois, fixe de nouveaux résidents permanents. et l'on voit également apparaître hôtels, restaurants, campings, commerces, résidencessecondaires puis un vrai port de plaisance.
 
AUJOURD'HUI
 
La Cité du Sel est la troisième commune de Corse et la principale ville de la côte orientale après Bastia. Elle a acquis une véritable autonomie grâce à ses écoles, son lycée, sa clinique et la proximité de l'aéroport de Figari Sud Corse.
Le port de plaisance séparé de la haute ville par un verger d'oliviers est un quartier très animé l'été avec ses cafés, glaciers, restaurants et commerces liés aux activités de la plaisance.
Les surfaces commerciales sont concentrées aux Quatre Chemins, carrefour nord de la route de Bastia et la ville s'étend toujours plus en direction de la Trinité.
Sous l'impulsion d'un milieu associatif très dynamique, Portivechju est devenue une ville très entreprenante dans le domaine culturel.